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GESTEL - RÉDÉNÉ Dimanche 24 novembre 2013 |
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Le château du Lein - Gestel
Pas besoin de régler son réveil trop tôt ce dimanche 24 novembre : le domaine du Lein en Gestel est rejoint en quelques tours de roues. Modérément impressionnés par le château, les visiteurs apprécient mieux la promenade jusqu’au lavoir aux bassins multiples. Il y en a même un, minuscule, pour décrotter le fond des seaux avant le puisage.
Le Maire de Gestel, Gérard Cabrol est intarissable : il est vrai que la charpente d’un bâtiment autrefois habité par des moines et restaurée par les mêmes artisans passionnés qui ont reconstruit en 1997 la Frégate Hermione (celle qui permit à Lafayette de rallier l’Amérique) mérite que l’on s’y attarde, et en plus c’est chauffé ! Les sous-bois aux couleurs automnales sont repris jusqu’à une autre curiosité : le fameux « ha-ha », en fait un fossé délimitant le jardin à la Française du domaine, et sensé provoquer cette exclamation par ceux qui le découvrent !
Le ha-ha (ou hâ-hâ ou saut de loup) fut utilisé dès l'Antiquité dans les fortifications afin de retarder les assaillants. Au XVIe siècle, François Mansart décide de les placer au bout des allées des jardins afin de dégager la vue tout en bloquant le passage. La gouvernante du Grand Dauphn fils deLouis XIV, lorsqu'il était petit, l'empêchait de s'en approcher. Un jour, dans les jardins de Meudon, échappant à sa vigilance, il alla vers le bord du saut de loup et dit en riant : « Ha ha, ce n'est que cela qui doit me faire peur ! » Désormais les courtisans appelèrent les sauts-de-loup des ha-ha. C'est au XIXe siècle que le mot remplaça définitivement le nom de saut-de-loup.Dans le domaine du jardinage, les ha-ha des jardins à a francaise, se trouvent au bout des allées et forment des fossés murés à fond plat encadrés de murs qui débordent dans le fossé afin d'empêcher son franchissement par le côté . Ébauche d'article - Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha-ha Le deuxième arrêt de la matinée permet l’accès au manoir du Vergier, ou Verger car les deux orthographes sont permises. Il y a bien un verger dans le manoir, que nous traversons pour arriver au Château.
Discrètement lové au-dessus du manoir et magnifiquement restauré après avoir connu l’occupation Allemande et la destruction par les bombes des Alliés, cet élégant édifice a été dessiné par Joseph Bigot (qui n’est rien d’autre que l’architecte de la Cathédrale de Quimper). La propriétaire nous présente cette belle demure et nous fait part de quelques anecdotes dont celle de la bougie refusant de s’allumer dans certaines pièces (il y a 33 chambres !) …mais tout est rentré dans l’ordre depuis qu’une « chamane » est passée, nous n’en saurons pas plus. Le déjeuner « Chez Nat’ » à Kerchopine en Plouay à fait mettre au placard tous les régimes entamés : comment résister aux jarrets de porc et saucisses délicieusement accompagnées de légumes fondant dans une sauce si bien assaisonnée ?
Retour vers Pont-Scorff puis la Chapelle de Lesbin qui abrite un important mobilier liturgique. On y admire entre autres de nombreuses statues polychromes et deux magnifiques ex-votos. Guy Le Mouël, qui a patiemment étudié les journaux écrits par les curés s’y étant succédés pendant près de 500 ans, nous en confie quelques morceaux choisis.
Une noria de voitures permet aux visiteurs moins alertes d’atteindre le monument, à l’origine une chapelle funéraire construite en 1766 pour le sénéchal de Quimperlé Simon Joly. Les innombrables transformations et greffons subis par cette chapelle constituent un record. Les derniers propriétaires en ayant fait don tout en conservant le droit d’inhumer, les importants travaux de restauration en cours sont à la charge de la commune. Les entourages de la chapelle ont un caractère indéniable, il faudra revenir quand le chantier sera plus avancé, mais attention à ne pas empiéter le domaine le plus au Nord du village car le propriétaire apprécie moyennement les incursions.
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