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Étonnante d’abord par sa superficie égale à celle d’un petit cirque, mais aussi par son histoire : d’abord construite en forme rectangulaire 4800 ans avant notre époque elle aurait été transformée au cours des 500 ans suivants en forme « couloir » en utilisant des pierres transportées depuis l’Andalousie, comme si il n’y avait pas assez de cailloux en Bretagne ! C’est en tout cas ce que révèlent les fouilles effectuées dans les années 70 par un archéologue disposant de moyens de datation par le carbone 14.
Les conditions de parcours difficiles occasionnent quelques chutes mais pas de mal. Exit le bois de Coëby qui nous tenait bien abrités du vent fort. Le chauffeur de l’Oiseau d’Armorique a la bonne idée de nous récupérer au plus près, non sans que nous prenions un bol d’air en longeant un champ au milieu duquel une excroissance laisse deviner un tumulus ayant encore des secrets à révéler.

Le trajet en autocar se poursuit, des panneaux indiquant « Les Princes », « La ville Chotard », « La Bataille », « Chez Marot » remplissent le pare-brise avant que le chauffeur nous prouve son habileté en effectuant une marche arrière en côte sur chemin étroit encombré, tout cela pour que nous ayons à marcher le moins possible jusqu’à la chapelle Saint-Nicolas, surplombant la vallée ou circule la Claie. La chapelle et son cimetière sont clos de murs aux pierres jointoyées de l’argile très présent dans la région. Un clocher entièrement revêtu d’ardoises se pavane en plein milieu de la toiture décorée d’un lignolet.
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Mais il est bientôt 13 heures, la faim se fait sentir depuis un moment, il est temps de rejoindre Trédion distante de seulement deux kilomètres pendant lesquels nous est donnée l’occasion de d’emprunter la route de Saint Gravé qui domine la Claie par un à-pic de 35 mètres !
Chez Marie-Annick, il fait très bon. Je renonce aux ablutions car les sanitaires sont pris d’assaut et d’ailleurs mon gel nettoyant sans savon pour les mains est très efficace. Je finis par trouver une place libre, je suis entouré de voisines différentes de celles que j’avais dans le car, l’occasion d’entendre de nouvelles histoires.
Le repas nous occupe deux heures, il faut bien ça pour que soixante convives se délectent de cassolette de Saint Jacques, rôti de porc comme à la maison, fromage/salade et charlotte aux fruits sans aspartame entrecoupé par la photo de groupe !
LE CHATEAU de TREDION
Comme il n’y a qu’un demi-kilomètre à faire pour enfin découvrir le Château, la moitié des excursionnistes s’y rend à pied, je fais partie de celle qui choisit le déplacement motorisé !
Manoir de chasse des Ducs de Bretagne dans les années 1350, ce château chargé d’histoire a bien de l’allure mais il faut renoncer aux photos de la façade, dans l’ombre à cette heure. Il est devenu une résidence de tourisme dont l’escalier monumental de l’entrée donne une idée des salons et des chambres. A défaut de visiter tout l’intérieur nous flânons dans les allées bordant les douves dominées de grands arbres. Au sud du Château, nous découvrons un jardin à la Française ceint d’un octogone de hauts murs en pierres et dont les parterres ourlés de buis rayonnent autour du bassin central. Au-delà, le parc continue de s’étendre : les prés pentus alternent avec les bosquets. Un ruisseau alimente une série de trois plans d’eau en cascade, passe sous une arche romaine appelée « Le Pont des Secrets » avant de se déverser dans les douves. Dans cet ensemble, appelé « Jardin des Druides », un menhir doré cohabite avec des statues modernes.
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